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La question de la semaine

En France, 7 millions d'animaux sont tués pour des raisons scientifiques, chaque année.

En France, 7 millions d'animaux sont tués pour des raisons scientifiques, chaque année.

Êtes-vous en faveur de l’arrêt de toute expérimentation animale ?

Cette semaine, le Blogueur a fait le point sur le traitement des animaux en Europe. Vous pouvez retrouver l’émission ici, et notamment le reportage aux Pays-Bas où les tests pharmaceutiques sur les grands singes ont été interdits. Comme vous le verrez, ce n’est pas évident de redonner à des chimpanzés infectés par le VIH une vie normale.

En mai 2009, un projet de directive européenne a été adopté en vue de renforcer la protection des animaux de laboratoire. Elle met l’accent sur la justification scientifique et les considérations éthiques comme fondement de la prise de décision concernant l’expérimentation animale. Sans interdire les tests, la finalité du processus est cependant inscrite noir sur blanc  :  » le remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants (…) dès que ce sera possible sur un plan scientifique ».

Qu’en pensez-vous ?

N’hésitez pas à donner votre opinion dans les commentaires, les meilleurs seront publiés la semaine prochaine en billet !

L’émission du Blogueur sur les animaux, c’est par ici.

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  • Marika Mathieu

    je suis pour l’arrêt des tests mais contre l’apitoiement sur la réalité d’une vie de rat de laboratoire. Aucune torture ne peut être justifiée à l’égard d’aucun être vivant, mais tous les tests ne sont pas des tortures, et des animaux comme les souris n’ont pas conscience de vivre dans un cage avec une surdose d’oestrogène dans les veines. par contre grâce à cette petite souris on peut faire avancer la recherche contre la stérilité.

  • géraldine

    Je suis entièrement d’accord avec Marika ….oui aux tests sur les souris, mais uniquement les souris « tebês » – celles qui pensent que Ratatouille est le nom d’une recette de cuisine! Bisous à ts

  • Viviane Gangnant

    Je suis contre la vivisection tout simplement parce que infliger des souffrances à des être sensibles et intelligents est inadmissible lorsque l’on sait que ces tests ne servent à rien. Nous ne sommes pas identiques, donc nous ne pouvons pas réagir de la même façon. Nous n’avons pas de maladie en commun avec les animaux, ils ne nous transmettent pas leur maladie, ils n’attrapent pas les nôtres, sauf quand on leur injecte des virus dans des laboratoires. Tous les test pratiqués dans la souffrance n’empêchent pas des hommes de mourir ou de rester handicapés à la suite d’une prise de médicament ou d’un vaccin. En réalité il y a des moyens de substitution qui ne sont pas utilisés; La cruauté de certaines personnes m’échappe, si elles avaient la moindre empathie elles ne supporteraient pas toute cette douleur car elles la ressentiraient elles-même. Il y a un tel enjeu économique que ce n’est pas près de s’arrêter, alors je boycotte les médicaments, je suis végétaliene et je refuse de me faire manipuler par des informations qui enrichissent les grands laboratoires. A ce propos savez vous que ceux-ci veulent faire interdire la vente de complément alimentaires tels que la vitamine B12 par exemple qui ne sortirait pas de leur laboratoires (parce qu’il perde des parts de marchés) les défenseurs des animaux n’achètent que des produits non testés sur les animaux et ces produits là ne se trouvent pas en pharmacie ; un manque à gagner. Il serait bon que ce type de loi ne soit pas votée sous peine d’atteinte à la liberté individuelle.

  • Aude

    oh la la la la!!!!
    Sur un tel sujet, la passion l’emporte vite sur la raison!!!
    @ Marika & Géraldine ; il ne s’agit pas d’apitoiement, mais bien de questions éthiques! Oui, cela vous surprendra peut être, mais un rat est en souffrance s’il est confiné dans une cage de la taille d’une boîte à chaussures, surtout avec une surdose d’oestrogènes dans l’organisme!!!
    @ Viviane Gangnant : halte à la généralisation!!! OUI, les animaux nous transmettent des maladies ; cela s’appelle une ZOONOSE, dont les plus graves sont la rage, la leptospirose, la brucellose, la tuberculose… Il est parfois indispensable de passer par des études sur les animaux, afin de mieux comprendre la maladie (comment croyez vous que Pasteur a mis au point le vaccin???).
    Votre raisonnement simpliste du complot économique vous aveugle. Vous parlez de moyens de substitution, pourriez vous les citer, voire les développer? Car en ce qui concerne les tests dermatologiques, je vous l’accorde, des moyens de substitution existent et sont validés. Mais pour la recherche?…
    Je me fais un peu l’avocat du diable, cependant, bien plus que vous ne l’imaginez, la vision d’un être vivant en souffrance m’est insupportable…
    Sujet délicat, qui m’a longtemps partagé et qui me dérange encore…
    Je suis contre les tests d’expérimentation pour les cosmétiques et tous ceux qui ne concernent pas l’avancée scientifique directement.
    Mais il faut savoir que dans de nombreux cas, le modèle « animal » est un modèle d’extrapolation scientifique valable, et souvent validé par la suite.
    Exemples?
    1/Le porc possède un système immunitaire bien plus proche de celui de l’être humain que les primates, c’est pourquoi les porcs sont utilisés pour toutes les études impliquant les maladies auto-immunes, les études préalables sur les vaccins, etc… Dois je souligner que l’insuline, indispensable à la survie des personnes diabétiques, a longtemps été d’origine porcine, avant l’avènement du génie génétique?
    2/ le chien, en particulier les Labradors (vous savez ces adorables toutous tous fous?) se révèlent être porteurs, dans certaines lignées, de la même mutation génétique aboutissant à une forme de myopathie de Duschennes. Inutile de préciser combien ce modèle animal est utile dans le cadre de la recherche du Téléthon. N’est ce pas paradoxal? Ces mêmes chiens qui offrent assistance aux personnes handicapées?
    Tout cela pour dire, que, bien sûr, l’expérimentation animale me met extrêmement mal à l’aise…
    Mais il faut savoir reconnaître ce qui peut être du bien fondé de la science -auquel cas les dites « expériences » (le terme de « recherche » me paraîtrait plus approprié) sont extrêment encadrées, et les animaux, ainsi que leurs conditions de vie, extrêmement contrôlées – plutôt que du sacro saint principe de précaution (inutile de vérifier qu’une huile essentielle, ben oui, ça brûle un oeil, que ce soit celui d’un lapin, ou celui d’une consommatrice!).
    C’est là tout le dilemne ; il faut parfois savoir accepter de sacrifier des vies animales (mais cela, toujours dans le respect de la vie) pour sauver des vies humaines…

  • Luc

    Je commente un point de vue, suite à la lecture d’une annonce dans un bimensuel, qu’une société recherche des volontaires «humains» pour des tests de médicaments avec «rémunérations». Loin de moi, l’idée de promouvoir une publicité et de défendre un point plus que l’autre.

    Attention! Mesdames et Messieurs, ce qu’il faut savoir, selon la nature du médicament (ou du placébo…), les laboratoires recherchent des profils de testeurs différents pour former des cohortes scientifiques (des statistiques, des catégories, des classes…, si vous préférez).
    Le médicament doit généralement être testé sur un large panel afin de contrer d’éventuelles contre indication et de produire un résultat scientifique exploitable.
    Dans la majorité des cas, les personnes souffrant d’hypertension ou fumant trop de cigarettes sont écartées de ce genre de programme.
    Donc, il paraîtrait que la France compterait dans ses rangs pas moins de 10.000 testeurs de médicaments qui participe au moins une fois par an à une étude de recherche biomédicale en tant que volontaires sain !

    Quel est le rapport entre cela et les tests sur des animaux? Me diriez-vous…

    L’humanité et le monde changent à grands pas, certes! Du singe à l’homme, il n’y a qu’un pas…de géant.
    La médecine ou la cosmétique de demain ont besoin de cobayes «volontaires» pour tester les médicaments ou les pommades. OUI, mais…
    Si j’insiste sur le mot «volontaire» et qu’à la différence des humains. Nos amis (les animaux) ne demandent pas de façon enthousiaste et avec un dynamisme sans faille de se faire brûler la peau ou griller le cerveau.
    -«Qu’est ce que tu fais aujourd’hui?»
    -«Euh, je ne sais pas…tiens, je vais me faire lobotomisé!»
    -«Oh bien, tu me raconteras!»
    -«Euh, non, je ne crois pas…»

    Ma réflexion me pousse à dire qu’un animal est doué uniquement d’un instinct de survie. Celui-ci n’a pas la capacité de se plaindre «juridiquement parlant» contre une société pharmaceutique en cas d’une contre indication aléatoire ou vitale.
    Cette société n’aura jamais à lui verser une rente à vie, en cas de problèmes de santé. Où se place t-elle d’un point de vue éthique envers les animaux et les hommes?
    Ses deux entités vivantes font partie d’un ensemble de notre équilibre sur terre et non pas, deux parties bien distinctes sans liens physiologiques. C’est un ensemble.

    Nous pourrions continuer et discuter sur les conflits d’intérêts entre un développement économique nécessaire pour une société de recherche et la nécessité de développer «biomédicalement» un produit pour la préservation de la santé.
    Ce conflit d’intérêt est important à prendre en compte dans ce débat existant depuis des lustres. Les intérêts de chacun sont partagés et voir même sont opposés.
    Même s’il n’y a aucune preuve d’actes préjudiciables, ce conflit de réflexion (faire des tests ou non sur les hommes ou les animaux) crée un malaise.
    Il est réellement difficile de répondre définitivement et exhaustivement à la question : Etes-vous pour ou contre ces tests?

    Chacun aura sa réponse et son point de vue.
    Des priorités sont à définir en matière de développement et de prévention pour la santé, même si des contres indications peuvent affecter notre santé et notre environnement.
    Il est important d’identifier les risques potentiels d’un produit, d’une pommade ou d’un médicament.

    Sur l’aspect économique et des investissements, est-il moins coûteux de tester sur des animaux? Peut-être…
    Est-il moins compliqué de gérer des animaux que des hommes à long terme? Peut-être…
    Cela permettrai-t-il de se concentrer sur des risques que l’on peut éliminer à moindre coût?Peut-être…
    Il est important de penser à cela et de s’approprier ses approches.

    Comment peut-on définir un niveau acceptable de tests qui sont «suffisamment» bas sans examiner les bénéfices associés sur la santé et l’environnement? (Je reviens sur la nécessité de cohorte scientifique.)

    Beaucoup de questions que je laisse en suspens méritant d’être partager et discuter.

    Au plaisir.

  • BLAISE Annabelle

    Je suis contre l’expérimentation animale! Les animaux sont des être vivants qui ont le droit de vivre en paix, et sans torture, au même titre que les humains! De quel droit disposons-nous de leur vie et de leur santé pour notre bien-être propre? Quel droit avons-nous de les maltraiter ainsi pour notre confort (dans le cas des animaux de laboratoire) et pour notre plaisir (dans le cas de la tauromachie)?
    La façon dont nous traitons nos animaux est à la mesure de ce que nous sommes humains! Car être des « êtres humains » ne suffit pas à nous définir comme « humain » pour autant! Je m’insurge contre l’expérimentation animale, contre cette facilité à utiliser des vies animales pour nos fins! Il n’y a aucune race dite « supérieure » à l’autre sur cette terre, et certainement pas celle des humains quand je vois ce qu’ils font de la beauté de cette terre qui les abrite! Nous avons tous une raison d’exister ici-bas mais trop d’humains voient uniquement ce que l’Autre (humain comme animal) peut lui apporter en terme de rentabilité… et je trouve cela très triste finalement!